« LAUDATE DEUM » L’écologie à la lumière de l’Évangile
author

Le 4 octobre, en la fête de saint François d’Assise, le Pape a publié une exhortation apostolique consacrée à la « crise climatique ». Le document est intitulé par deux mots latins, qui sont une citation du poverello : « Laudate Deum pour toutes ses créatures ».

Le saint, qui semble avoir eu du mal à rédiger une règle de vie religieuse, aimait chanter avec des mots et des gestes, pour exprimer la joie de vivre avec les autres créatures, ses sœurs. D’où l’incipit, à partir duquel il faut lire ce document du magistère de l’actuel pontificat. La mystique de saint François s’avère donc fondamentale pour une herméneutique correcte du texte.

En ce sens, au fur et à mesure que nous avançons dans la lecture du document, il est important que nous ne perdions pas de vue la centralité de Dieu, que nous louons pour ses créatures. Sinon, nous pourrions facilement en venir à penser que le Pape adhère à n’importe quelle idéologie à la mode aujourd’hui, écrite par quelque groupe écologiste séculier, qui veut soutenir la protection de la nature, à laquelle s’opposent les êtres humains et le progrès de leur société.

Malgré tout, les références bibliques, qu’elles soient longues ou courtes, qu’elles se trouvent au début ou à la fin de l’exhortation, sont fondamentales pour une interprétation correcte du document. À partir de ces liens, il est facile de comprendre que le Pape ne parle pas comme le responsable d’une quelconque ONG, mais comme un véritable chef spirituel, surtout lorsqu’il pose les bases de ce qui caractérise une écologie qui se veut explicitement « chrétienne ».

READ MORE..
LE TRAVAIL 4.0
author

Ces dernières années, le monde du travail a changé si rapidement que les habitudes, les styles de vie et les modèles anthropologiques et éthiques porteurs de grandes questions de fond en ont été révolutionnés. Par exemple, que signifie le terme travail (humain) ? Quels doivent être les (nouveaux) droits et devoirs du travailleur ? Dans quelles conditions le travail peut-il contribuer au progrès « matériel et spirituel de la société », tel qu’il est requis dans l’article 4 de la Constitution italienne ? Mais aussi : comment lutter contre le chômage et garantir aux jeunes une formation qui les prépare au travail du futur ?

La définition même du terme « travail » a dû se soumettre à quatre révolutions. En 1794, avec la naissance de la machine à vapeur et, par conséquent, l’exploitation de la puissance de l’eau et de la vapeur pour mécaniser la production, le travail humain a été marqué par une césure. Cette première révolution a été suivie d’une deuxième, celle de l’usine, née vers la fin des années 1870 et symbolisée par les établissements Ford à Detroit. C’est l’époque de la production de masse avec l’utilisation de l’électricité, du moteur à explosion et un usage accru du pétrole comme nouvelle source d’énergie. En 1940 naît l’informatique et avec elle la troisième révolution industrielle ; et en 1982, Time sacre l’ordinateur « homme de l’année », car « jeune, fiable, silencieux, propre et intelligent ». Et enfin, en avril 2013, la quatrième révolution industrielle démarre officiellement en Allemagne. Nommée Industry 4.0, elle concerne les développements de l’intelligence artificielle, de la nanotechnologie, de la biotechnologie et du digital, ainsi que leurs applications dans le monde du travail.

READ MORE..