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« UNE PAIX DÉSARMÉE ET DÉSARMANTE » Un binôme qui donne à penser

Un binôme significatif

Le pape Léon XIV a débuté son pontificat par ces paroles marquantes : « Que la paix soit avec vous ! C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante.[1] » Quelques jours plus tard, il a réitéré ce rapprochement devant des professionnels de la communication : « Une communication désarmée et désarmante nous permet de partager une vision différente du monde et d’agir conformément à notre dignité humaine.[2] » On retrouve cette même idée dans la conclusion de son discours au peuple congolais, prononcé après la béatification de Floribert Bwana Chui, laïc et martyr, tué le 8 juillet 2007 à Goma : « Ce martyr africain, sur un continent riche en jeunesse, montre comment celle-ci peut être un ferment de paix “désarmée et désarmante”.[3] »

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Nous espérons que le ministère pétrinien de Léon XIV touchera le cœur des puissants et contribuera à désarmer leurs arsenaux, ainsi que les armes de l’orgueil et de l’égoïsme que chacun découvre en lui au quotidien. Puisse-t-il nous aider à nous armer des armes bienfaisantes de la miséricorde et de l’amour, de l’espérance et de la justice. Et puissions-nous ne jamais entendre l’avertissement sévère du Psaume : « Je ne veux que la paix, mais quand je parle ils cherchent la guerre. » (Ps 119/120,7) !

 

 

© Éditions Parole et Silence | La Civilta Cattolica, 206 – LCCfr 0625

 

Le pape Léon XIV a débuté son pontificat par ces paroles significatives : « Que la paix soit avec vous ! C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante. » Cette formule a été reprise à maintes reprises par la suite. Son insistance est significative : elle constitue une invitation forte à renoncer à tout ce qui pourrait engendrer violence et oppression, et à ouvrir la voie de la paix et de la justice. Cet article montre que ce thème est également très présent dans l’Écriture sainte, qui l’applique à de multiples réalités de la vie quotidienne, nous incitant constamment à désarmer les puissants, mais aussi les armes de l’orgueil et de l’égoïsme que chacun découvre en lui. Les auteurs sont le père Giovanni Cucci sj et le père Marco Giordano Portoso, prêtre du diocèse d’Imola, aumônier militaire et professeur à la Faculté de théologie d’Italie centrale et à l’ISSR de Forlì.

 

 

[1] Leon XIV, 8 mai 2025

[2] Leon XIV, 12 mai 2025

[3] Leon XIV, 16 mai 2025

[4] Francois, 19 avril 2020

[5] Francois, 24 décembre 2020

[6] Francois, 28 mars 2021

[7] Francois, 6 novembre 2022

[8] Francois, 28 décembre 2022

[9] Francois, 2 septembre 2023

[10] Jean Paul II, 22 octobre 2003

[11] Cf. L. Alonso Schökel – J. L. Sicre Diaz, I profeti, Roma, Borla, 1984, 132.

[12] N. Calduch-Benages, I profeti, messaggeri di Dio, Bologna, EDB, 2013, 47.

[13] E. D. Mallon, «Gioele – Abdia», in R. E. Brown – J. A. Fitzmyer – R. E. Murphy (edd.), Nuovo Grande Commentario Biblico, Brescia, Queriniana, 2002, 526.

[14] L. Alonso Schökel – J. L. Sicre Diaz, I profeti, cit., 411.

[15] Cf. A. Oepke – K. G. Kuhn, «πανοπλία», in G. Kittel – G. Friedrich (edd.), Grande Lessico del Nuovo Testamento, vol. VIII, Brescia, Paideia, 1972, 828-848.

[16] J. Vilchez Lindez, Sapienza, Roma, Borla, 1990, 252.

[17] «Il verbo greco nyssō non ha il senso di “aprire”, ma quello di “colpire”, forte o piano. Notiamo però che l’“apertura” del fianco di Cristo può avere una duplice giustificazione: ne sgorga sangue ed acqua, Gesù invita Tommaso a mettervi il dito (20,25). Il verbo exēlthen, “sgorgò”, è lo stesso che si trova nella profezia di Ezechiele [47,1], in cui l’acqua “esce” dal tempio e diventa un torrente che irriga la Terra» (X. Léon-Dufour, Lettura dell’evangelo secondo Giovanni, Cinisello Balsamo [Mi], San Paolo, 2007, 1125 s.).

[18] S. Légasse, L’epistola di Paolo ai Romani, Brescia, Queriniana, 2004, 670.

[19] H. Schlier, La lettera ai Romani, Brescia, Paideia, 1982, 637.

[20] R. Cantalamessa, Passa Gesù di Nazaret, Casale Monferrato [Al], Piemme, 1999, 110 s.

[21] Agostino d’Ippona, s., Commento al Vangelo di San Giovanni, Omelia 33, 5.

[22] «La parola finale di Gesù non è perciò lassista, come se egli ammettesse l’adulterio, ma al contrario costituisce un appello a vivere ormai quella fedeltà di cui prima si era fatta beffe» (J. Zumstein, Il Vangelo secondo Giovanni, Torino, Claudiana, 2017, vol. 1, 376).

 

 

 

Giovanni Cucci SJ and Marco Giordano Portoso

Auteur à la Civilta Cattolica.

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