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L’AFRIQUE À L’ÉPREUVE DU DROIT : ENJEUX ET DÉRIVES DES CHANGEMENTS CONSTITUTIONNELS

Depuis le début du XXIe siècle, plusieurs États africains ont été le théâtre de révisions constitutionnelles substantielles, fréquemment présentées comme des ajustements d’ordre technique ou des progrès démocratiques. Néanmoins, ces réformes masquent une tension sous-jacente entre la légalité formelle et la légitimité politique. La prolongation des mandats de certains dirigeants au-delà des limites initialement établies tend à transformer la Constitution en un instrument malléable, s’écartant potentiellement de sa fonction première d’encadrement du pouvoir et de garantie des droits fondamentaux.

Ce phénomène engendre un questionnement approfondi quant à la résilience des institutions, au rôle du droit au sein des dynamiques politiques africaines, et aux relations entre le pouvoir, la population et la norme juridique. Au-delà d’une simple discussion juridique, les modifications constitutionnelles en Afrique reflètent des enjeux relatifs à la gouvernance, à la justice sociale et à la souveraineté populaire.

 


Cadre théorique et juridique

Le constitutionnalisme moderne se fonde sur un principe cardinal, à savoir que le pouvoir politique ne saurait être de nature absolue. Il convient qu’il soit régi par une norme suprême, à savoir la Constitution, laquelle établit les règles de fonctionnement institutionnel, assure la protection des droits fondamentaux et structure la séparation des pouvoirs. Cette conception réfute toute évolution vers un régime autoritaire ou une personnalisation du pouvoir. C’est dans cette perspective que Guy Carcassonne (1951-2013) et Marc Guillaume (1964-), nommé préfet de Paris en 2020, mettent l’accent sur cette fonction régulatrice du texte fondamental lorsqu’ils affirment que « la Constitution est d’abord un instrument de limitation du pouvoir, non de son exaltation »[1]. Ils rappellent que la Constitution n’est pas uniquement un instrument de répartition des compétences entre les organes étatiques, mais qu’elle constitue également une limitation à leur mise en œuvre. Cette notion constitue le fondement du constitutionnalisme libéral issu des Lumières et de la Révolution française.

La séparation des pouvoirs, à savoir exécutif, législatif et judiciaire, constitue l’un des fondements du constitutionnalisme. Carcassonne et Guillaume mettent en évidence le fait que cette distinction n’est jamais totale, mais qu’elle doit être suffisamment explicite afin d’empêcher la centralisation des fonctions entre les mains d’un unique intervenant. « La séparation des pouvoirs est un principe d’équilibre, non de cloisonnement »[2], soutiennent-ils. Ils précisent en outre que la Constitution devrait intégrer des mécanismes de contrôle réciproque, tels que le droit de veto, la responsabilité politique ou le contrôle de constitutionnalité, dans le but de garantir la sauvegarde des libertés publiques. Au-delà des dispositifs institutionnels, le constitutionnalisme s’appuie sur la reconnaissance de droits fondamentaux qui sont invocables à l’encontre du pouvoir. Les deux chercheurs soulignent que ces droits ne se limitent pas à de simples déclarations, mais constituent des normes juridiques ayant force obligatoire : « Les droits proclamés par la Constitution ne sont pas des ornementations : ils sont des obligations pour les pouvoirs publics »[3]. Ils insistent ainsi sur le rôle du juge constitutionnel dans la protection de ces droits, notamment en cas de conflit entre lois ordinaires et principes constitutionnels.

 

Le Contexte africain. Les révisions constitutionnelles

En Afrique, la conception du constitutionnalisme est fréquemment sujette à des remises en question. Les révisions constitutionnelles motivées par l’opportunisme présentent une propension à fragiliser les mécanismes de séparation des pouvoirs et à minimiser l’importance des droits fondamentaux. Carcassonne et Guillaume mettent ce point en évidence dans le cadre d’une analyse plus globale : « Une bonne Constitution ne suffit pas à faire le bonheur d’une nation. Une mauvaise peut suffire à faire son malheur »[4]. Il s’agit d’une invitation à prendre en compte non seulement le contenu formel de la Constitution, mais également les conditions afférentes à son application, la culture juridique prévalant et le respect des principes qu’elle consacre.

Dans de nombreux États africains, les révisions constitutionnelles ne satisfont pas une nécessité juridique ou institutionnelle, mais procèdent d’une stratégie de consolidation du pouvoir. Elles révèlent une instrumentalisation du droit constitutionnel à des desseins politiques, fréquemment masquée par une justification démocratique. Franck Moderne, professeur émérite de Droit public à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I), met en évidence le fait que ces révisions sont susceptibles d’induire une modification subtile de la signification de la norme, sans pour autant en altérer le contenu textuel. « Le changement constitutionnel peut traduire un déplacement de la réalité politique sans altérer formellement le texte »[5], affirme-t-il. Ce « déplacement » implique une reconfiguration des équilibres institutionnels, une redéfinition des conditions d’éligibilité ou une réinitialisation des durées de mandat, tout en préservant une façade de légalité. L’efficacité de cette stratégie se trouve accrue par son fondement sur des procédures formellement régulières, telles que les référendums ou les votes parlementaires.

En outre, une analyse empirique menée par Hassani Mohamed Rafsandjani corrobore cette observation. Dans sa thèse portant sur les révisions constitutionnelles en Afrique francophone, il met en évidence plusieurs facteurs corrélés à la probabilité d’une réforme, notamment la longévité au pouvoir, l’âge du président, ainsi que la fragilité des institutions de contrôle. Il avance que « le maintien au pouvoir devient une variable explicative centrale des révisions constitutionnelles, surtout lorsque les institutions de contrôle sont affaiblies ou cooptées »[6].

Les révisions de ce type s’avèrent particulièrement fréquentes dans les régimes présidentialistes, où l’exécutif exerce une influence prépondérante sur les autres composantes du pouvoir. La légitimation par voie référendaire représente une stratégie employée de manière récurrente en Afrique afin de légitimer des réformes controversées, en particulier celles qui ont pour objectif de proroger le mandat présidentiel. Bien que ces consultations soient présentées comme des manifestations de la souveraineté populaire, leur organisation et leur déroulement font fréquemment l’objet de critiques relatives à leur transparence et à leur adéquation aux normes démocratiques. Le référendum constitutionnel du 22 mars 2020 en Guinée, initié par le président Alpha Condé, avait pour objectif l’adoption d’une nouvelle Constitution permettant de « remettre à zéro » du nombre de mandats présidentiels. Le scrutin susmentionné a été caractérisé par des actes de violence, des allégations de fraude et un boycott de la part de l’opposition.[7] Le référendum constitutionnel rwandais des 17 et 18 décembre 2015 a autorisé le président Paul Kagame à solliciter un troisième mandat en 2017, puis deux mandats additionnels de cinq ans, étendant ainsi la durée théorique de son pouvoir jusqu’en 2034. Bien que le scrutin ait été approuvé à 98,9 %, il a fait l’objet de critiques de la part de plusieurs observateurs internationaux.[8]

Ces pratiques relèvent d’une logique que Thomas Hochmann, professeur de droit public, qualifie de « démocrature » : « La démocrature désigne un régime où les apparences démocratiques – élections, référendums, pluralisme formel – masquent une concentration autoritaire du pouvoir »[9]. Par conséquent, les révisions constitutionnelles se transforment en un instrument de consolidation du pouvoir personnel, se manifestant sous des formes juridiquement encadrées mais politiquement contestables.

 

Conséquences des révisions institutionnelles au niveau institutionnel et démocratique

Les révisions constitutionnelles induites par la volonté de conserver le pouvoir exercent une influence néfaste sur les institutions démocratiques. L’affaiblissement des contre-pouvoirs, notamment les parlements et les instances juridictionnelles constitutionnelles, compromet l’équilibre institutionnel et la qualité de la gouvernance. Comme le souligne le sociologue américain, Seymour Martin Lipset, la précarité des institutions dans les nations en voie de développement encourage le népotisme et obstrue l’établissement d’une administration efficiente : « Dans les sociétés où les institutions sont faibles, les loyautés personnelles et les réseaux clientélistes tendent à supplanter les mécanismes impersonnels de l’État »[10].

Cette observation a été corroborée au Burundi en 2015, à la suite de l’annonce par le président Pierre Nkurunziza de sa candidature à un troisième mandat, en infraction avec l’Accord d’Arusha et la Constitution de 2005. Cette décision a précipité une crise politique d’envergure, caractérisée par des manifestations de masse, une tentative de putsch, et une répression violente. « La transgression des règles constitutionnelles et le non-respect des mandats présidentiels ont été à l’origine d’une crise majeure toujours non résolue au Burundi »[11], peut-on lire dans le mémorandum de la société civile burundaise du 25 avril 2025.

Outre les crises singulières, les révisions opportunistes s’inscrivent dans un phénomène plus vaste, à savoir l’instrumentalisation du droit à des fins politiques. Le droit constitutionnel, dont la vocation est d’organiser et de limiter l’exercice du pouvoir, se transforme en un instrument de légitimation purement formelle, se trouvant ainsi dépourvu de sa dimension démocratique essentielle. Il est pertinent de souligner l’avertissement du juriste Olivier Beaud concernant cette dérive : « Une Constitution peut être utilisée pour légitimer l’autoritarisme, si elle est conçue comme un simple instrument de pouvoir et non comme une norme de limitation »[12]. Ce constat est confirmé par plusieurs analyses contemporaines. L’Institute for Security Studies (ISS Africa) souligne ainsi que « le recours à des instruments juridiques pour consolider le pouvoir politique et écarter les opposants s’accentue en Afrique. Cette ‘instrumentalisation du droit’ se traduit par des manipulations du nombre de mandats présidentiels, des remaniements de magistrats et l’exploitation des processus juridiques pour rester au pouvoir »[13].

 

Exemples de pays ayant modifié ou tenté de modifier leur constitution

En 2020, en Guinée, une réforme constitutionnelle controversée a été engagée. Validée par voie référendaire, elle a permis la possibilité d’un troisième mandat, suscitant de vives critiques en raison de son opacité et des violences associées.[14]

La réélection de 2015 au Burundi s’est produite malgré des contestations juridiques. Trois ans plus tard, une révision constitutionnelle a prolongé la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans, déclenchant une crise politique marquée par des violences et une tentative de renversement du pouvoir.[15]

En 2008, au Cameroun, la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels a permis une réélection illimitée. La réforme, adoptée par un Parlement largement acquis au pouvoir, s’est déroulée sans véritable débat public. En 2025, le président a été reconduit à l’âge de 92 ans, illustrant une longévité politique exceptionnelle.[16]

Le Tchad a connu en 2005 l’abrogation des limitations de mandats, suivie en 2018 de leur réintroduction dans une nouvelle Constitution. Celle-ci permettait néanmoins le maintien du président au pouvoir jusqu’en 2021, sous prétexte de stabilité et de sécurité nationale.[17]

Une modification constitutionnelle au Rwanda en 2015 a autorisé le maintien du président au pouvoir jusqu’en 2034. Le référendum validant cette réforme a été largement approuvé, mais critiqué par des observateurs internationaux pour son manque de pluralisme.[18]

La Côte d’Ivoire, en 2016, a promulgué une nouvelle Constitution qui a remis à zéro la limitation des mandats, ouvrant la voie à une nouvelle candidature en 2020. Cette décision a suscité une controverse, notamment autour des clauses transitoires.[19]

À Djibouti, l’abolition de la limitation des mandats en 2010 a renforcé le pouvoir en place dans un contexte de pluralisme politique restreint.[20]

La République du Congo a modifié sa Constitution en 2015, supprimant les limites d’âge et de mandats. Le référendum validant cette réforme s’est déroulé dans un climat de contestation.[21]

Aux Comores, la réforme de 2018 a supprimé le système de rotation du pouvoir entre les îles, centralisant l’autorité au profit de l’exécutif.[22]

Le Zimbabwe a promulgué une nouvelle Constitution en 2013, mais le pouvoir est resté entre les mains du président jusqu’à sa destitution en 2017. Malgré certaines avancées formelles, la réforme n’a pas freiné l’autoritarisme du régime.[23]

En Algérie, la suppression de la limitation des mandats en 2008 a précédé la démission forcée du président en 2019 sous la pression du mouvement Hirak. Cet épisode illustre les limites de la légitimation juridique face à la mobilisation populaire.[24]

L’Ouganda a successivement aboli en 2005 la limitation des mandats puis en 2017 la limite d’âge, permettant au président, en fonction depuis 1986, de rester au pouvoir.  Ces réformes ont été adoptées malgré une opposition croissante et les critiques de la communauté internationale.[25]

Enfin, la République démocratique du Congo illustre les dérives liées à la limitation des mandats présidentiels. La Constitution de 2006, censée garantir l’alternance, a été fragilisée par une révision en 2011 supprimant le second tour de la présidentielle et par des pratiques de « glissement » qui ont prolongé le pouvoir au-delà du délai légal. Depuis 2013, le débat sur une éventuelle révision ou refonte du texte oppose arguments de modernisation institutionnelle et craintes d’un nouvel affaiblissement de l’État de droit.[26]

 

Pays ayant résisté ou limité les dérives de changement constitutionnel

En 2012, le Sénégal a été témoin d’une alternance démocratique avec la victoire de Macky Sall face à Abdoulaye Wade, dont la tentative d’obtenir un troisième mandat a suscité la controverse. La controverse relative à une potentielle candidature de Macky Sall pour un troisième mandat a prédominé le paysage politique entre 2022 et 2023. Bien que la Constitution limite le nombre de mandats à deux, des personnes proches du président ont affirmé que son premier mandat de sept ans ne devait pas être pris en compte. En 2024, l’élection de Bassirou Diomaye Faye a marqué une nouvelle alternance politique, survenant malgré une crise politique caractérisée par une tentative de report du scrutin et l’incarcération des principaux candidats.[27]

En ce qui concerne la Zambie, une transition politique a été observée en 2021. La défaite du président Edgar Lungu face à Hakainde Hichilema a constitué une alternance démocratique qui a été favorablement accueillie par la communauté internationale. La victoire de Hichilema s’est produite en dépit de tensions politiques, d’accusations de corruption et de manifestations de violence électorale.[28]

Au Kenya, la réforme constitutionnelle de 2010 a consolidé les institutions. La nouvelle Constitution kényane, issue d’un référendum, a supplanté la Constitution établie durant la période coloniale. Elle a instauré des limitations de mandat, consolidé la séparation des pouvoirs, et mis en place des institutions autonomes telles que la Commission électorale et la Cour suprême. Le texte constitutionnel a été considéré comme une étape majeure dans le parcours démocratique du pays, en particulier suite aux violences post-électorales de la période 2007-2008. La mise en place des comtés a favorisé une gouvernance améliorée et une décentralisation du pouvoir.[29]

Ces cas (Sénégal, Zambie et Kenya) illustrent la diversité des trajectoires constitutionnelles en Afrique, entre dérives autoritaires et résistances démocratiques.

 

Perspectives

Dans un contexte marqué par des révisions constitutionnelles opportunistes qui fragilisent l’État de droit, il est impératif de valoriser les conditions nécessaires à sa consolidation. Ceci implique en premier lieu une réévaluation du rôle des juridictions constitutionnelles, dont l’indépendance ne saurait être assurée sans une transparence accrue des procédures de nomination et une autonomie institutionnelle effective. Lorsque ces juridictions sont appréhendées comme des instruments au service du pouvoir exécutif, leur aptitude à endiguer les abus diminue considérablement, entraînant une perte de confiance des citoyens envers le droit en tant que protection contre l’arbitraire.

Cependant, cette consolidation ne doit pas se limiter à un cadre institutionnel. Elle s’appuie également sur une dynamique sociale, au sein de laquelle la mobilisation citoyenne exerce une influence déterminante. L’intériorisation des questions constitutionnelles par les citoyens, facilitée par l’éducation juridique, la vigilance démocratique et l’usage stratégique des médias, favorise la réintégration du droit dans la sphère publique en tant qu’instrument de contestation légitime. C’est au sein de cette interaction dynamique entre les normes et les pratiques qu’une culture de la responsabilité politique se construit.

À l’échelle internationale, une responsabilité incombe également aux partenaires extérieurs. Leur assistance ne saurait se restreindre à des déclarations de principe. Il est impératif de s’inscrire dans une logique de cohérence, en articulant conditionnalité démocratique, assistance technique aux institutions de contrôle et signalement des abus. Lorsque ces réactions apparaissent de manière sélective ou tardive, l’efficacité des pressions internationales tend à diminuer, alimentant le cynisme des régimes autoritaires.

En définitive, toute réforme pérenne nécessite une transformation des représentations politiques. L’alternance politique ne devrait plus être appréhendée comme une menace, mais plutôt comme une manifestation de la vitalité démocratique. Il s’ensuit une redéfinition des relations de pouvoir, dans laquelle le droit n’est plus un outil de légitimation individuelle, mais redevient un moyen d’assurer la justice, de limiter l’autorité et d’en permettre une transmission pacifique.

Ces différentes approches s’accordent sur une nécessité commune : celle de réintégrer le droit au centre du pacte démocratique africain. Non pas en tant que simple formalité juridique, mais plutôt en tant qu’architecture dynamique, apte à organiser les différends, à circonscrire les aspirations et à assurer aux citoyens que le pouvoir, y compris lorsqu’il évolue, reste assujetti à la norme collective.

 

Conclusion

Le continent africain se caractérise par une contradiction durable entre les aspirations démocratiques et les pratiques de pouvoir personnalisées. Les révisions constitutionnelles motivées par l’opportunisme éprouvent la crédibilité du droit et la robustesse des institutions. Compte tenu de ces difficultés, la consolidation de l’État de droit requiert une vigilance citoyenne accrue, un renforcement des mécanismes de contre-pouvoir et une restauration des fondements éthiques du pouvoir.

 

 

© Éditions Parole et Silence | La Civilta Catholica, 2026 – LCCfr n.0825

 

 

Plusieurs constitutions africaines ont été modifiées sous prétexte de modernisation, mais souvent pour prolonger la durée au pouvoir des dirigeants. Cet article examine ces révisions en tant que révélateurs des tensions entre légalité et légitimité, mettant en lumière les usages stratégiques du droit, les mobilisations citoyennes et les défis posés à l’État de droit. Une analyse critique et contextualisée qui permet d’appréhender la manière dont l’Afrique, dans sa diversité politique et juridique, est actuellement confrontée aux défis posés par le droit.

 

 

[1] G. Carcassonne – M. Guillaume, La Constitution (15e éd.), Paris, Seuil, 2019, 23.

[2] G. Carcassonne – M. Guillaume, La Constitution (15e éd.), Paris, Seuil, 2019, 45.

[3] G. Carcassonne – M. Guillaume, La Constitution (15e éd.), Paris, Seuil, 2019, 67.

[4] G. Carcassonne – M. Guillaume, La Constitution (15e éd.), Paris, Seuil, 2019, 11.

[5] F. Moderne, Le changement constitutionnel, Paris, LGDJ, 2006, 12.

[6] H. M. Rafsandjani, Les révisions constitutionnelles en Afrique et la limitation des mandats présidentiels. Contribution à l’étude du pouvoir de révision, Université de Toulon, École doctorale n°509 « Sociétés méditerranéennes et sciences humaines », 13 janvier 2022, 147.

[7] Cf.  V. Forson, « Mais où va la Guinée ? », in https://www.lepoint.fr/afrique/mais-ou-va-la-guinee-15-10-2019-2341399_3826.php,  (15/10/2019).

[8] Cf. « Les Rwandais votent par référendum pour permettre à Paul Kagame de rester au pouvoir », in https://www.lepoint.fr/monde/les-rwandais-votent-par-referendum-pour-permettre-a-kagame-de-rester-au-pouvoir-18-12-2015-2003605_24.php, (18/12/2015.

[9] T. Hochmann, « Cinquante nuances de démocratures », in Pouvoirs, n°169, 2019, 113.

[10] S. M. Lipset, L’homme et la politique, Paris, Seuil, 1962, 89.

[11] Acat Burundi, Mémorandum sur la situation préoccupante au Burundi après une décennie de crise politique, 25 avril 2025.

[12] O. Beaud, La Constitution, Paris, PUF, 2001, 34.

[13] ISS Africa, Guerre juridique contre la démocratie en Afrique, 2024.

[14] Cf. TV5Monde, « l’opposition démunie appelle au boycott du référendum, dénonçant une entrave à l’alternance », in https://information.tv5monde.com/afrique/guinee-boycott-entrave-lalternance-pourquoi-le-referendum-constitutionnel-inquiete-lopposition-2791289, (17/09/2025).

[15] Cf. T. Vircoulon, Référendum au Burundi : enterrement de l’accord d’Arusha ou volonté populaire ?, in https://www.ifri.org/fr/presse-contenus-repris-sur-le-site/referendum-au-burundi-enterrement-de-laccord-darusha-ou-volonte, (17/05/2018).

[16] Cf. « Le Parlement camerounais réforme la Constitution pour permettre à Paul Biya de se représenter », in https://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/04/10/le-parlement-camerounais-reforme-la-constitution-pour-permettre-a-paul-biya-de-se-representer_1033322_3212.html, (10/04/2008).

[17] Cf. « Troisième mandat possible pour le président tchadien », in https://www.lemonde.fr/international/article/2005/06/22/troisieme-mandat-possible-pour-le-president-tchadien_664815_3210.html, (22/06/2005).

[18] Cf. « Référendum au Rwanda : la réforme constitutionnelle largement approuvée », in https://www.france24.com/fr/20151219-referendum-rwanda-reforme-constitutionnelle-approuvee-oui-resultat-paul-kagame, (19/12/2015).

[19] Cf. « La Côte d’Ivoire adopte une nouvelle Constitution par référendum », in https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/01/la-cote-d-ivoire-adopte-une-nouvelle-constitution-par-referendum_5023831_3212.html, (01/11/2016).

[20] Cf. « Présidentielle à Djibouti: la voie est ouverte à une nouvelle candidature d’Ismaïl Omar Guelleh », in https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251026-pr%C3%A9sidentielle-%C3%A0-djibouti-la-voie-est-ouverte-%C3%A0-une-nouvelle-candidature-d-isma%C3%AFl-omar-guelleh, (26/10/2025).

[21] Cf. E. Ngodi, Référendum constitutionnel du 25 octobre 2015 et recompositions du champ politique congolais, Brazzaville, Édition Efua, 2022, 333-357.

[22] Cf. S. Vidzraku, « Comores : le « oui » à la réforme constitutionnelle l’emporte avec 92,74% des votes », in https://www.latribune.fr/politique/2018-08-01/comores-le-oui-a-la-reforme-constitutionnelle-l-emporte-avec-92-74-des-votes-786824.html, (01/08/2018).

[23] V. Duhem, « Mugabe promulgue la nouvelle Constitution du Zimbabwe », in https://www.jeuneafrique.com/170673/politique/mugabe-promulgue-la-nouvelle-constitution-du-zimbabwe/, (22/05/2013).

[24] Cf. « Algérie : Abdelaziz Bouteflika a démissionné », in https://www.leparisien.fr/international/algerie-abdelaziz-bouteflika-a-demissionne-02-04-2019-8045232.php, (02/04/2019).

[25] Cf. « La suppression des limites d’âge présidentiel place l’Ouganda sur une voie d’instabilité », in https://africacenter.org/fr/spotlight/la-suppression-des-limites-dage-presidentiel-place-louganda-sur-une-voie-dinstabilite/, (19/09/2018).

[26] Cf. P. Randrianarimanana, « RDC : quels sont les enjeux de la réforme constitutionnelle voulue par le président Tshisekedi ? », in https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-quels-sont-les-enjeux-de-la-reforme-constitutionnelle-voulue-par-le-president, (12/12/2024).

[27] Cf. J-P Bodjoko SJ, « le Sénégal, une crise surmontée », in https://www.civiltacattolica.fr/le-senegal-une-crise-surmontee/, (26/06/2024). Lire aussi : « Alpha Amadou Sy analyse la Présidentielle de mars 2024 : « Les citoyens électeurs sénégalais sont en avance sur leur classe politique » », in https://lequotidien.sn/alpha-amadou-sy-analyse-la-presidentielle-de-mars-2024-les-citoyens-electeurs-senegalais-sont-en-avance-sur-leur-classe-politique/, (09/10/2024).

[28] Cf. G. Hamusunga, « Faire face au changement politique : l’expérience de la société civile en Zambie », in https://www.globalpartnership.org/fr/blog/faire-face-au-changement-politique-lexperience-de-la-societe-civile-en-zambie, (22/07/2024).

[29] Cf. « Kenya : les principaux points de la nouvelle Constitution », in https://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/08/05/kenya-les-principaux-points-de-la-nouvelle-constitution_1396159_3212.html, (05/08/2010).

 

 

 

Jean-Pierre Bodjoko SJ

Journaliste et expert politique. Ancien responsable de la section africaine francophone de Radio Vatican.

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